Autour de la généalogie

Des hommes

Léo Lagrange

Photo de Léo Lagrange - autour de la généalogieLe gouvernement du Front Populaire créé le "sous-secrétariat d’Etat à l’organisation des loisirs et des sports" et le confie à Léo Lagrange. Né le 28 novembre 1900, cet avocat est membre de la SFIO, très lié au milieu intellectuel.

Dès l’été 1936, il instaure le ‘billet populaire de congé annuel’ qui réduit de 40 % le tarif d’un billet de train pour un salarié, son conjoint et un enfant mineur. 907 000 personnes en bénéficient en 1937. Il développe les loisirs sportifs, touristiques, culturels, développant le réseau des Auberges de jeunesse, dont il deviendra président du Comité laïc. Il s'était engagé en août 1918, à l'âge de 17 ans, pour participer au premier grand conflit mondial. Celui qui disait "Aux jeunes il ne faut pas tracer un chemin, il faut ouvrir toutes les routes", est tué dès le 9 juin 1940 après avoir rejoint son commandement militaire.

Léon Blum

Photo de Léon Blum - autour de la généalogieIl est né le 9 avril 1872, à Paris d’une vieille famille juive. Son père, commerçant aisé, tenait un magasin de nouveautés. Après de brillantes études de droit à la Sorbonne, il est admis au Conseil d’Etat où il atteint la plus haute fonction, celle de Maître des Requêtes. L’affaire Dreyfus et sa rencontre avec Jean Jaurès le lancent en politique. Après la victoire du Front Populaire aux législatives de 1936, il devient Président du Conseil.

Les importantes conquêtes sociales de son gouvernement sont contrecarrées par de sérieuses difficultés financières et économiques. Attaqué violemment, Blum démissionne en 1937. Arrêté en 1940, déporté à Buchenwald, il est libéré en 1945. Après un bref retour en politique en 1947, il meurt le 30 mars 1950 à Jouy-en-Josas.

«Je ne suis pas sorti souvent de mon cabinet ministériel pendant la durée de mon ministère ; mais chaque fois que j’en suis sorti, que j’ai traversé la grande banlieue parisienne et que j’ai vu les routes couvertes de théories de tacots, de motos, de tandems avec des couples d’ouvriers vêtus de pull-overs assortis […], j’avais le sentiment d’avoir, malgré tout, apporté une embellie, une éclaircie dans des vies difficiles, obscures. On ne les avait pas seulement arrachées au cabaret ; on ne leur avait pas seulement donné plus de facilité pour la vie de famille mais on leur avait ouvert une perspective d’avenir, on avait créé chez eux un espoir.» (Léon Blum - 1942).